Femme Inspirante: Interview de Laurianne Latry, Fondatrice de la galerie d’art Eotia

Galerie d’art Eotia, dans le 1er arrondissement de Marseille

Bonjour, une rapide présentation de vous ?

Bonjour je m’appelle Laurianne Latry, je vis à Marseille et j’ai 37 ans.

Comment décrirez-vous votre galerie d’art Eotia ?

Eotia c’est un univers, Eotia c’est quelqu’un que vous allez connaître, quelqu’un qui vous ressemble, c’est vous, c’est moi, c’est les artistes. C’est aussi la déesse grecque antique du feu sacré et du foyer. Ce feu sacré c’est cette émotion que l’art va vous donner, une bonne ou une mauvaise émotion, mais de l’émotion. C’est ce feu qui sera dans le foyer de chacun.

• Pourquoi s’être lancée dans cette aventure ?

J’ai souvent entendu des clients me demander s’il pouvaient entrer dans la galerie, si c’est gratuit… Je pense que parfois les galeries sont assez froides, qu’elles manquent de chaleur, et que cela peut poser problème à tous les visiteurs et clients qui ont envie de regarder une œuvre d’art ou une nouvelle exposition. Ça a été quelque chose qui m’a marqué pendant mes expériences et je voulais vraiment casser cette approche. En travaillant sur le projet Eotia, j’ai voulu mettre en lumière ce showroom qui est un art de vivre et qui va permettre à chaque client de rentrer et de pouvoir se sentir chez lui, de pouvoir tester des œuvres, de pouvoir s’asseoir sur un canapé et se demander si cette œuvre irait bien dans son intérieur. Je voulais que chacun se sente écouté et libre de ressentir ses émotions.

Pourquoi entreprendre ?

Tout simplement parce que c’est en moi, que depuis que je suis née j’aime le challenge, aller au bout de mes limites, prendre des risques. Depuis toujours j’aime l’art, j’aime parler aux gens, donner de l’émotion, et je pense que je suis la seule à pouvoir mettre en place ce que j’avais en tête. Je n’avais pas d’autre choix que de me lancer, d’agir seule et de réaliser mes propres rêves.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

C’est le fait d’avoir 2 métiers et non pas qu’un seul. J’ai le métier d’entrepreneuse, et le métier de galeriste.

Être entrepreneuse pour vous, qu’est ce que cela veut dire ?

S’imposer une stratégie commerciale, de communication, artistique… On se fixe nos propres règles et on est maître de notre destin professionnel.

Et galeriste ?

Dans le métier de galeriste on est en contact avec des personnes exceptionnelles : des artistes, des designers, qui créent et donnent de leur âme, de leurs émotions et c’est une chance unique que de pouvoir faire ça.

Quels sont vos centres d’intérêts ?

Mon centre d’intérêt principal en ce moment est de finir ce showroom qui est en plein travaux, de faire de l’appartement Eotia un cadre idéal pour nos artistes.

Après, j’ai comme autre centre d’intérêt qui est vraiment indispensable à ma vie comme à, je pense, celle de beaucoup de gens qui entreprennent : le sport. Cela me permet de vraiment me ressourcer, de me poser et de me défouler.

Si j’avais un conseil à vous donner : faîtes du yoga ! 😉

Un.e artiste préféré.e ?

C’est David Hockney, parce qu’il peint des toiles intimistes et qu’il va coucher sur la toile toutes ses émotions et ses sentiments.

Quelle œuvre d’art pourrait vous décrire ?

Je dirais un monochrome, tout simplement parce que c’est un style qui dérange certaines personnes qui n’y voient aucune signification et c’est bien dommage. Pour moi le monochrome a plusieurs significations et il peut s’avérer étonnamment riche en possibilités plastiques et conceptuelles.

En quoi le fait d’être une femme peut être un inconvénient ou un avantage dans votre vie professionnelle ?

Je dirais que ce n’est pas une histoire de sexe, mais plutôt une histoire de caractère, de ténacité. Je pense qu’on est des humains à part entière, sans distinction. 

On me dit souvent que j’ai une main de fer dans un gant de velours, donc je peux être très émotive et être très rigoureuse. Je ne vois pas vraiment d’inconvénients du coup. 

Être une femme peut plutôt être un avantage, je pense au fait que je sois plus dans la rondeur, dans la féminité, dans quelque chose de plus doux qu’un homme. Ça peut aider quand on va parler, quand on va avoir des relations commerciales, même artistiquement parlant on peut retrouver des choses plus douces chez des femmes.

Que pensez-vous du Made In France ?

Le Made In France reflète des valeurs éthiques et humaines que je défends totalement.

Aventurière ou casanière ?

Je pense que je suis les deux. 

Je suis aventurière car j’aime le goût du risque, le challenge, j’ai envie d’aller plus loin et de rencontrer l’inconnu, de me relever toujours après être tombée. C’est un peu mon côté Indiana Jones 😉

Après je suis aussi casanière car j’ai souvent besoin de me poser seule ou avec ma famille, me recentrer avec des personnes vraies et bienveillantes. 

Une citation qui vous représente ? 

Il y a un écrivain brésilien qui s’appelle Paolo Coelho qui a dit une phrase qui va concerner beaucoup de personnes qui entreprennent :

« Je veux rester folle, vivre ma vie comme je la rêve et non de la manière imposée par les autres ». 

Paolo coelho

Version vidéo de l’interview de Laurianne Latry :

Merci à Laurianne pour cette interview ! 

Sa galerie d’art ouvrira très prochainement, et se situera au 46 rue de la Paix Marcel Paul, dans le premier arrondissement de Marseille.

Nous vous invitons à la suivre sur les réseaux sociaux : @eotia_galery et sur son site internet.

Laurianne Latry remercie également Le Cercle des Nageurs de Marseille, l’incubateur Les Premières Sud, Alizée Almozinos Design, L’atelier Sardane, et Hugo Amrani.

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